//L’importance du sport dans les études

L’importance du sport dans les études

Par Janick Bergeron

Chaque enfant passe plusieurs années à l’école. C’est l’endroit où l’on peut apprendre, grandir et bouger. Les sports qui sont pratiqués en milieu scolaire sont différents selon les niveaux d’études. La pratique d’activités physiques est, selon plusieurs études, très efficace pour la concentration des étudiants, et ce, peu importe l’âge. La gradation de l’activité physique obligatoire change énormément entre le début du passage à l’école et la fin des études. Les heures ne devraient pas changer selon le niveau d’études des étudiants. Le sport est présent à l’école puisqu’il améliore notre santé et notre concentration. Il permet aussi une meilleure confiance en soi et un dépassement de soi.

De plus, l’effet de groupe qu’il crée encourage le contact social entre les enfants d’un même âge. Pour les étudiants, peu importe l’âge, rester assis pendant plusieurs heures peut être long et réduire le temps de concentration, voir même devenir dérangeant pour quelques-uns. Les écoles encouragent donc généreusement l’activité physique afin de garder les élèves plus concentrés et ainsi favoriser l’obtention de meilleurs résultats. Sans les cours d’éducation physique, les étudiants sont laissés à eux-mêmes pour ce qui est de l’activité physique. Plusieurs écoles offrent le sport en activité parascolaire pour permettre aux élèves de se dépasser dans un sport qu’ils aiment et faire une activité qui leur permettra de bouger plus qu’il ne le ferait habituellement. Certaine, même, offre des concentrations sportives plus élevée, permettant aux plus actifs de faire une activité physique à plus long terme. Ces options apportent autant à l’étudiant qui pratiquera ainsi sa concentration et qui dépensera son énergie d’une bonne manière, qu’à l’enseignant qui souhaite pouvoir favoriser la concentration de ses étudiants et ainsi voir des résultats positifs.

La majorité des étudiants oublient que faire du sport pendant les études, c’est important. Certains croient que durant leurs années d’apprentissages, le temps leur manque pour bouger, mais au contraire, le temps utilisé pour bouger, même si c’est peu, aidera à la concentration de l’étudiant. Plus les études avancent, plus l’importance du sport diminue.

Au niveau primaire, les jeunes enfants ont besoin de dépenser leur énergie quelque part pour rester concentré lors de leurs périodes de cours. Les pauses de récréations à l’extérieur sont bénéfiques, ainsi que celle offerte à l’heure du dîner. Les cours d’éducation physique sont aussi essentiels durant la semaine pour canaliser l’énergie des jeunes. Certaines écoles primaires ont intégré le corridor du sport, cela signifie que l’étudiant qui est dans l’immédiateté de bouger peut prendre quelques minutes et aller faire le parcours de sport dans le couloir destiné à cet effet au lieu de déranger les autres. Ainsi, il sera plus enclin à reprendre son cours normalement.

Au niveau secondaire, l’activité physique est considérablement réduite. Les pauses sont supprimées, car elles servent maintenant de transition entre deux cours, ce qui empêche l’étudiant de bouger durant cette période. Les périodes obligatoires d’éducation physique sont alors d’une fois semaine pendant une durée approximative d’une heure. La grande majorité des écoles secondaires offrent des cours d’option sportive ou encore des concentrations scolaires mélangeant les études et un sport comme le hockey. Les jeunes adolescents doivent bouger environ 150 minutes par semaine, et l’école en offre un peu moins que la moitié, soit 60 minutes. Les étudiants doivent donc combler ce manque dans d’autres choses, en plus de leurs études. S’ils veulent être en santé les adolescents doivent jouer dans un sport à l’extérieur, faire du parascolaire ou encore faire une heure et demie d’activité physiques moyennes de leurs choix.

Au cégep, les cours d’éducation physique sont mis à l’horaire pendant la session, et ce, seulement si le cours entre dans l’horaire. Toutefois, à ce stade, le cours est offert une fois par semaine pendant deux heures. Pour combler la demi-heure qu’ils leur restent à faire pour respecter les 150 minutes par semaine, les jeunes doivent se trouver, en dehors de l’école, un temps pour bouger un peu, sans oublier que la majorité, ont un travail en plus.

L’université est l’endroit où les étudiants veulent le plus possible avoir les meilleures notes, parfois en oubliant de bouger et de penser à leurs santés physiques. Le sport à l’université est surtout axé sur ceux qui font du sport étude pour avoir, éventuellement, une carrière en sport, mais le sport récréatif est un peu oublié. Le temps d’activité physique est considérablement réduit, lorsque l’étudiant passe de l’enfance à l’âge adulte. Pourtant, cela devrait toujours être égal.

Les étudiants font parti des 11% de la population qui bougent le plus, selon l’institut de la statistique du Québec qui a fait une enquête québécoise sur les activités physiques, sportives et de loisirs.

Au fil des ans, l’éducation a bien changé, le comportement et la compréhension des étudiants aussi. Le sport et l’activité physique sont de plus en plus présent dans les écoles de tous les niveaux, ce qui est très bien puisque cela apporte une meilleure concentration et donc de meilleurs résultats. Chaque établissement scolaire devrait se demander s’il possède un moyen de rendre l’école plus dynamique pour ses étudiants. Le sport pendant les études aide aussi à gérer les émotions et évacuer des problèmes qui peuvent nuire à la concentration. Est-ce que le système scolaire devrait penser à changer les programmes en incluant obligatoirement plus de périodes axés sur l’activité sportive?

Photos : Alexanne Bergeron