//Nouvelle adaptation d’un roman de Stephen King au grand écran.

Nouvelle adaptation d’un roman de Stephen King au grand écran.

Voilà déjà presque 30 ans que nous avons vu l’adaptation au cinéma de Pet Sematary de Stephen King. Le film de 1989 reste un classique, tout comme la télésérie It, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un remake en 2017, le nouveau film permettant de faire vivre la coulrophobie à la nouvelle génération. Il ne reste qu’à savoir si cette nouvelle version du classique de King donne autant la chair de poule que l’originale de 1989.

Par Jeremy Ouellet

Les personnages

Le film a le même nombre de personnages que le film de 1989, en omettant toutefois d’inclure vivant le même personnage dans les deux cas, soit la femme de Jud, Norma. Ce personnage se révèle cependant être tout de même représenté dans le film de 2019, à un instant précis, pour nous démontrer la toute-puissance du « monstre » du film. Pour continuer avec les autres personnages, nous voyons une très brillante performance de la part de la jeune Jeté Laurence, qui incarne Ellie, la fille du personnage incarné par Jason Clarke. Cette dernière, comme la bande-annonce du film l’avait malheureusement révélé, est celle qui va revenir d’entre les morts pour finalement devenir une petite meurtrière. Dans le roman et la version de 1989, c’est le petit garçon, Gage, qui se voit devenir un sosie de Charles Lee Ray, alias Chucky. La jeune fille, à sa mort, se révèle causer un sentiment très angoissant lorsqu’elle réalise elle-même qu’elle n’est pas vivante. Ce sentiment ne fait qu’empirer lorsqu’elle danse sous la musique de Casse-Noisette et que son corps se tortille et se brise à un rythme des plus singulièrement violent. L’autre personnage qui m’a le plus marqué est celui du père, Louis. Nous réalisons, à travers ce film, qu’il est incapable de laisser partir un proche, voir même un patient, vers l’au-delà. Il va sans dire que c’est cruellement ironique qu’il soit médecin car, sensiblement, son devoir est autant de sauver des vies que de laisser partir les gens lorsqu’il est impossible de les sauver. Mais, le Simetierre des animaux se révèle être d’une très grande utilité lorsque sa fille sera fauchée par un camion. Or, il apprend, à ses dépens, que les lois qui régissent notre monde ne peuvent être brisées, sans quoi des conséquences regrettables pourraient en découler. La première de celles-ci fut le retour de Church, le maine coon zombie d’Ellie. Ce que nous pouvons noter d’intéressant par rapport à celui-ci, c’est qu’il était joué par plusieurs chats pour chacune de ses réactions, tant pour les scènes où il est gentil que pour les scènes où il est maléfique, dans l’optique qu’elles soient le plus naturelles possible. Ainsi, contrairement à la version de 1989 où le chat était campé à la fois par un vrai chat et par un pantin, cette dernière version reste réaliste tout au long du récit.

Les côtés techniques

Au niveau technique, le film jouit d’effets sonores très convaincants qui peuvent vraiment plonger le spectateur dans un cauchemar. Les effets spéciaux, de même que les accessoires du film, étaient très réalistes. Le seul vrai bémol que certains pourraient trouver avec le film est l’utilisation des jump scare dans le film. Il y en a quelques-uns, mais la vraie horreur du film consiste au fait que l’on ne peut s’y sauver de la mort, autant au niveau naturel qu’au niveau surnaturel. Le simple fait que nous, l’auditoire, voyions que ce destin est celui qui nous attend tous et qu’on ne peut y échapper est tout simplement la chose la plus terrifiante du film. Le Simetierre des animaux témoigne d’ailleurs de la vaine tentative de changer l’ordre des choses.

Pour conclure

Le film, à travers ses personnages, ses effets spéciaux et sonores, se révèle être un meilleur film que la version de 1989. Bien que les jump scare soient non-négligeables, il demeure que c’est un sacré bon film d’horreur et qu’il m’a effectivement donné la chair de poule à quelques occasions.